Un couple de Baie-Comeau trouve un poisson-lune mort

Un couple de Baie-Comeau trouve un poisson-lune mort

Marlène Lavoie pose au côté du poisson-lune trouvé mort. Il s’agit d’une espèce dont la forme est surprenante.

Crédit photo : Courtoisie

Marlène Lavoie et Dary Durand, de Baie-Comeau, ont récemment fait une découverte surprenante le long du littoral à Colombier, où se trouve leur chalet. Un môle commun mort, connu davantage sous le nom de poisson-lune, se trouvait sur le rivage.

Charlotte Paquet

«Moi, je ne connais pas ça, mais je trouvais ça gros pour un poisson», indique Mme Lavoie. Le poisson de forme ronde et sans queue qui a été trouvé faisait environ une soixantaine de centimètres de circonférence. Il était mort depuis un certain temps déjà puisque des traces de décomposition étaient apparentes.

M. Durand a vite identifié l’espèce en question, puisqu’il en avait vu une photo, il y a deux ans, à la suite d’une découverte du côté de Trois-Pistoles.

Chez Pêches et Océans Canada, on admet que pareille découverte est plutôt rare. «Le poisson-lune est observé dans les eaux canadiennes durant la saison estivale. Sa présence dans l’estuaire du Saint-Laurent est assez inhabituelle sans être exceptionnelle», affirme Sylvie Racine, conseillère principale à la direction régionale des communications du ministère.

Selon Mme Racine, dans l’océan Atlantique Nord, la distribution du môle commun s’étend dans le golfe du Saint-Laurent et au large des côtes de Terre-Neuve jusqu’au nord de la Norvège. S’il fréquente les eaux des mers tropicales, il est aussi présent dans les eaux tempérées de toutes les parties du monde et s’observe souvent flottant à la surface de l’eau.

Signalement

Même si le poisson-lune n’est pas un mammifère marin, Pêches et Océans recommande aux gens qui en trouvent échoués à en faire le signalement au Réseau Urgences mammifères marins (RUMM). C’est d’ailleurs ce qu’a fait le couple. Après avoir transporté le poisson à Baie-Comeau, il a contacté l’organisme, qui a demandé à obtenir des photos.

Informé ensuite de la découverte, un représentant d’Amphibia-Nature, un groupe de recherches en environnement touchant la biodiversité terrestre et marine, a contacté Mme Lavoie pour lui poser des questions et obtenir d’autres photos.