«Les Coasters»: Une vision humaine de la Basse-Côte-Nord

«Les Coasters»: Une vision humaine de la Basse-Côte-Nord

Le hockey est un sport qui suscite beaucoup d’intérêt en Basse-Côte-Nord. Il arrive à rassembler les diverses communautés qui s’y trouvent.

Crédit photo : Les Coasters - Le film

Produit par Tortuga Films, «Les Coasters» est un long-métrage qui s’apprête à être tourné en Basse-Côte-Nord. Il découle de nombreux séjours de ses deux réalisateurs, Nicolas-Alexandre-Tremblay et Stéphane Trottier, qui ont permis la réalisation d’une démo que les gens peuvent visionner sur Internet.

Ce projet est né à la suite de discussions que les deux réalisateurs ont eues avec leur directeur photo qui avait fait escale dans ce secteur isolé de la Côte-Nord. «Il nous a fait part de ce qu’il a vécu et du sentiment de dépaysement qu’il a ressenti. On a fait des recherches et on en a trouvé très peu au sujet de la Basse-Côte-Nord. Ce fut tout de même suffisant pour susciter un réel intérêt de notre part. On a rapidement constaté qu’on en connaissait très peu sur la réalité autochtone», indique l’un de ses deux réalisateurs, Nicolas-Alexandre Tremblay.

Grâce à du financement en développement, les deux cinéastes ont eu la chance de s’y rendre à quelques reprises pour effectuer un travail de recherche plus approfondi. «On a passé quelques journées dans ce coin de pays. On y est allé quatre fois jusqu’à maintenant, précise son acolyte, Stéphane Trottier. On a trouvé nos protagonistes. Ils sont nombreux. On voulait donner un portrait plus actuel. La région devient un personnage. Ce sont différentes fenêtres que l’on ouvre sur la Basse-Côte-Nord.»

Des rapports personnels à construire

Un lien de confiance a fini par s’établir entre ces gens et les deux instigateurs de ce projet en voie de se concrétiser. «Des liens se sont tissés au fil du temps. On a assisté à des moments privilégiés de leur vie. C’est précieux, ajoute M. Tremblay. Les «protagonistes» que nous avons choisis sont issus des trois communautés (innue, francophone et anglophone). En les suivant, les cinéphiles pourront découvrir pourquoi ces gens luttent pour préserver leur mode de vie.»

Comme les enjeux sont les mêmes, les gens arrivent assez bien à se comprendre. «Il y a beaucoup moins de discrimination qu’ailleurs. Ce sont des villages animés. Ils en font beaucoup avec très peu. Chacune des communautés vit une réalité similaire. Les activités sont très souvent des levées de fonds. Il y a beaucoup d’entraide», renchérit M. Trottier.

Prochaine étape

Les deux réalisateurs comptent retourner en Basse-Côte-Nord cet hiver ou ce printemps pour compléter le tournage de ce film documentaire qu’ils souhaitent porteur. «Tout dépend de la vitesse à laquelle on reçoit le financement pour en compléter sa structure. Le milieu du documentaire bat de l’aile au Québec. Nous ne sommes pas les premiers. Il faut passer par les canaux traditionnels qui sont de plus en plus maigres. Malgré tout, on demeure optimiste”, affirme-t-il.

Bien établi dans l’Est-du-Québec, plus précisément à Rimouski, Tortuga Films est une maison de production qui offre des services de consultations personnalisés, en plus de posséder le matériel et les connaissances clés pour créer avec le contenu approprié des vidéos de qualité professionnelle. Son équipe est appelée aussi à voir au développement de projets audiovisuels auprès des élèves du primaire et du secondaire. Elle cherche à leur permettre de faire leurs premières armes dans ce milieu.

La démo produite par les deux réalisateurs à la suite de leurs précédents séjours en Basse-Côte-Nord peut être visionnée au www.facebook.com/lescoasters.