En cinq questions… Christian Lepage

En cinq questions… Christian Lepage

Christian Lepage, directeur du Service des loisirs de Port-Cartier, père du Triathlon de Port-Cartier, athlète, mais aussi entraîneur en triathlon.

Crédit photo : Courtoisie

Nom : Christian Lepage
Âge : 59 ans
Entraîneur depuis : 2002

Derrière tout athlète, il y a un entraîneur, une personne qui se dévoue. Les triathloniens portcartois Charles Paquet et Claudelle Dumas n’ont certes plus besoin de présentation. Mais s’ils sont rendus où ils sont, Christian Lepage n’est sûrement pas étranger à leur succès, quoique comme il le dit souvent, «c’est l’eau de Port-Cartier»… Voici le coach, le directeur du Service des loisirs et le père du Triathlon de Port-Cartier en cinq questions…  

 

1. Parle-nous de ton parcours qui t’a amené à être entraîneur?

Initiateur avec ma collègue Murielle Pitre du tout premier triathlon de Port-Cartier en 1992, ce sport a connu un engouement exponentiel en région. Sports Québec a reconnu pour la toute première fois cette discipline aux Jeux du Québec dans la MRC de Portneuf en 2003, comme sport de démonstration. De là, une demande de participation à ces Jeux de certains jeunes, dont Audrey Lachapelle de Port-Cartier, afin de les préparer physiquement pour la discipline.

À titre de régisseur aux sports pour la Ville de Port-Cartier à l’époque, mon tout premier objectif était de créer un événement de masse afin d’amener la population de Port-Cartier et des environs à s’entraîner. Par la suite est venu le goût d’entraîner des jeunes afin de participer à d’autres triathlons en province. Port-Cartier est doté d’un club de natation de compétition très performant, avec des entraineurs chevronnés, il ne me reste qu’à cibler les bons coureurs et les bonnes coureuses, leur donner le goût du vélo, développer leur force physique et les écouter.

2. Comme entraîneur, quelle philosophie et quelle vision prônes-tu?

Ce sport qui unit trois disciplines (natation, vélo et course) demande énormément de discipline, d’intérêt pour le sport, d’effort, de temps, du caractère et de la maturité. Comme philosophie, «la seule personne à laquelle tu dois te comparer pour être meilleur est celle que tu étais hier». Donc, les entraînements sont courts, très demandant et intensifs. La beauté de ce sport, c’est que tout est chronométré, donc le défi est de battre soi-même ses temps.

3. De qui t’inspires-tu?

Je m’inspire des athlètes eux-mêmes. Lorsque je les vois s’entraîner si fort et en arriver à leur objectif visé en début d’année, et bien, j’aurai gagné moi-même. Il n’y a rien de plus inspirant.

4. Qu’est-ce qui te rend fier comme entraîneur?

Qui aurait dit, il y a 25 ans, que le Triathlon de Port-Cartier développerait une pépinière d’athlètes qui performent au niveau international, national, provincial et régional. Moi, j’entraîne la crème. Je n’ai pas beaucoup de mérite. Mais tous ceux et celles qui de près et de loin m’aident à faire aimer cette discipline; les professeurs d’éducation physique, les entraîneurs de natation, le club local les Tricéphales, les parents qui suivent et entraînent les enfants, pour moi, lorsque je me retirerai, j’aurai le sentiment du devoir accompli.

Tu sais, des Charles Paquet, Claudelle Dumas, Audrey Lachapelle et Étienne Bolduc, il n’en pleut pas à tous les coins de rue, mais pour une si petite municipalité qui forme de si grands athlètes, il y a de quoi être fier.

Beaucoup d’autres personnes ont pris comme défi de réaliser des distances plus importantes (comme des Ironman) ou bien de continuer à s’entraîner seul afin de participer à d’autres triathlons, et bien pour moi, je ne les ai pas entraînés, mais si je leur ai donné le goût de continuer ce sport, j’aurai gagné mon pari.

5. Quel athlète t’a marqué depuis tes débuts? Et pourquoi?

D’avoir entraîné un athlète qui se classe deuxième au Championnat du monde junior, qui a été champion canadien, c’est assez marquant! Bon, je me dis que Charles Paquet est un athlète exceptionnel et avec raison. Je ne peux pas dire que s’il performe si bien, c’est en raison de mes «training», mais de ce que je peux être fier, c’est que je lui ai donné le goût de continuer ce sport. Et également de voir la petite Claudelle Dumas suivre le même cheminement que Charles en remportant la médaille d’or aux Jeux du Québec de Montréal en 2016 et de se classer troisième au par équipe mixte des Jeux du Canada de Winnipeg en 2017, faut dire que ça fait un petit velours également.

Par contre, à chaque triathlon que nous organisons, près de 175 jeunes et 175 adultes s’inscrivent annuellement au Triathlon de Port-Cartier, et ce depuis bien des années. C’est une grande fierté pour moi et chacun d’entre eux réalise un objectif fixé, un temps à battre, un défi à relever. Ce sont tous et toutes de grands athlètes!