Leur chienne dévorée par des loups, des résidents de Moisie sont inquiets

Leur chienne dévorée par des loups, des résidents de Moisie sont inquiets

Charlotte, la chienne de Serge Desbiens et Nathalie Gauthier a été tuée par des loups à Moisie.

Crédit photo : courtoisie

Leur chienne ayant été dévorée par des loups, des résidents de Moisie souhaitent maintenant que les autorités agissent pour la protection des citoyens.

Nathalie Gauthier et Serge Desbiens sont propriétaires de la Ferme récréative Cœur-Corico à Moisie. Depuis un an, ils entendent parler de loups qui rôderaient dans le secteur : une attaque chez une de leurs amies à l’automne, un signalement près du Ranch des Dalton, un autre près de Mani-Utenam. Certains croient qu’une meute se serait peut-être installée entre la communauté autochtone et la rivière Moisie.

«Vendredi matin, ma conjointe a sorti nos trois chiens dehors. Environ une heure plus tard, elle les a appelés. Notre chienne Charlotte n’est jamais revenue», raconte Serge Desbiens.

Le couple demeurant en bordure de la rivière Moisie a aperçu entre trois et cinq loups le lendemain matin, de l’autre côté de la rivière. Ils ont découvert la dépouille de leur chienne peu de temps après.

«Ce n’était vraiment pas beau à voir, elle a vraiment été mangée. Nous on a une ferme avec des lapins, des poules et d’autres animaux. Là, c’est notre chien, est-ce que ça va être nos chevaux la prochaine fois? Des enfants?», s’inquiète M. Desbiens.

Ils demandent à la Ville d’agir

Le couple a contacté les agents de la faune la journée même, mais ils ne sont pas rassurés.

«Ils nous disent qu’ils n’ont pas beaucoup d’effectifs à Sept-Îles. C’est certain que l’on va demander à la municipalité de faire quelque chose pour nous protéger. Parce qu’au niveau des agents de la faune, il n’y a pas grand-chose qui se fait», déplore Nathalie Gauthier. «Ça fait pourtant un an que des gens leur parlent des loups dans le secteur», renchérit-elle.

Mme Gauthier indique vouloir plus d’informations sur les protocoles mis en place, sur les mesures de protection.

«Eux, ils veulent plus protéger les animaux, déplacer les loups. Mais là, on est rendu à une question de sécurité des citoyens», affirme-t-elle.

Ne sachant pas où les loups se promènent, elle demande aux gens de faire attention, de ne pas se promener dans les sentiers près de la rivière Moisie.

«Ma voisine se promène souvent avec sa petite fille dans les sentiers boisés près de la rivière. Elle pourrait se faire attaquer n’importe quand. Ça devient un enjeu de sécurité», dit-elle.