Camille Deschênes-Côté présente une première exposition solo

Camille Deschênes-Côté présente une première exposition solo

Dans «Mener sa barque», Camille Deschênes-Côté se dévoile sous un nouveau jour.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

Visiblement enthousiaste, Camille Deschênes-Côté est définitivement sortie de sa zone de confort pour proposer les sept toiles à l’honneur dans son exposition «Mener sa barque», présentée jusqu’au 2 septembre à la salle l’Aquilon de la bibliothèque Louis-Ange-Santerre. Elle propose des œuvres expressives démontrant à la fois la femme et l’artiste assumées qu’elle est devenue.

Camille Deschênes-Côté admet avoir eu beaucoup de difficultés à trouver un titre à cette exposition. «Le titre a donné un sens à cette démarche. Je ne voulais rien avoir en tête. Je voulais laisser libre place à ma créativité. Je voulais que ce soit actuel. Sur toile, je peux être plus spontanée. Je n’ai pas à faire un croquis au préalable. J’ai bien aimé cette manière de faire les choses. La toile se transforme en fonction des choix que je fais. C’est moins présent en art mural», soutient-elle.

Une nouvelle signature

Les œuvres représentent un certain renouveau dans le parcours de cette artiste reconnue pour la création de murales extérieures, dont celle à l’arrière de la poissonnerie Fortier, au Vieux-Quai à Sept-Îles. «C’est différent de ce que j’ai fait auparavant. Ce n’est pas de l’art public. Je voulais trouver mon style personnel. Je l’ai fait en ajoutant du collage à ces toiles peintes à l’acrylique, explique-t-elle. C’est à la fois un mélange de figuration et d’abstraction. Chaque toile représente une émotion. Tout y est lié.»

L’expression d’une très grande féminité découle de sa démarche artistique. «Je considère important qu’une femme prenne sa place dans la société. C’est un sujet qui me rejoint beaucoup en tant que femme. J’aime faire les choses par moi-même. Je vais de l’avant. Quand on mène des projets, on est souvent confronté avec des difficultés», avance-t-elle.

Un essai concluant

Sans pour autant délaisser l’art mural, Camille Deschênes-Côté considère avoir trouvé une nouvelle voie dans laquelle elle entend bien poursuivre, si son emploi du temps le permet. « J’ai voulu m’éloigner du territoire et de ce côté communautaire que l’on retrouvait auparavant dans mon travail, souligne-t-elle. Pour y arriver, j’ai dû me recentrer sur moi-même pour trouver mon style pictural. C’est un peu moins coloré, mais je suis tout aussi satisfaite du résultat obtenu.»

Cette enseignante en arts plastiques à l’école Jean-Du-Nord pratique la peinture murale et la peinture sur toile. Elle exerce le métier d’artiste-peintre depuis plus d’une quinzaine d’années. Très impliquée dans sa communauté, elle accorde une très grande importance à la notion de médiation culturelle. Cet élément est omniprésent dans sa démarche artistique.