AQIKGIK: Un exercice «réussi» pour les Rangers canadiens

AQIKGIK: Un exercice «réussi» pour les Rangers canadiens

Les membres du groupe 6 ont complété l’exercice AQIKGIK, le 17 mars, lors d’une cérémonie de clôture à Longue-Pointe-de-Mingan.

Crédit photo : Caporal Nathan Moulton

Du 27 janvier au 17 mars, des membres de la 2e patrouille du groupe des Rangers canadiens ont effectué à tour de rôle une expédition en motoneige qui les a amenés à s’arrêter dans les 35 communautés qu’elle dessert. Une expérience appréciée par ceux qui se sont prêtés à l’exercice AQIKGIK et par les nombreuses personnes qui sont venues à leur rencontre.

Membre de la patrouille à Natashquan, le sergent Alain Déraps a agi à titre de chef d’équipe pour le tronçon 6. Un large trajet s’étendant de La Romaine à Longue-Pointe-de-Mingan, qui comportait une escale aux Îles-de-la-Madeleine, duquel il ne conserve que de bons souvenirs, malgré certains obstacles. «C’est un beau défi que je suis fier d’avoir relevé. Je suis conscient que c’est là une expérience assez unique. Je me sens choyé d’y avoir participé», lance-t-il.

Un exercice où ses connaissances sur le terrain ont été mises à contribution. «Cette expédition en motoneige a donné à la patrouille des Rangers une très belle visibilité. On est actif dans des communautés isolées, rappelle-t-il. J’ai réussi à tisser des liens. J’ai compris que la langue n’est pas un obstacle en soi. Ce sont des moments de qualité que je vais conserver longtemps en mémoire. On ne fait pas ça dans un exercice régulier.»

Tout au long de son aventure, il a apprécié le fait que les gens aient été nombreux à venir à leur rencontre lors de chacune de leur escale. «Partout où nous sommes passés, nous avons été très bien accueillis, indique-t-il. Les gens étaient curieux d’en savoir plus sur nous. Ils nous ont posé beaucoup de questions sur l’exercice en cours. Juste pour cela, ça en valait largement la peine», ajoute-t-il.

Un imposant travail de coordination

L’officier des opérations du 2e groupe de patrouille des Rangers canadiens, Yann Léveillé, a vu à mettre cet exercice en application sur le terrain. Il en a coordonné chacune des étapes. «Sa planification s’est effectuée un an à l’avance. On y songeait depuis trois ans. Tout a pris forme dans la dernière année, précise-t-il. On a formé les équipes pour chacun des tronçons. On a choisi des membres qui proviennent des diverses communautés. On a aussi sollicité la collaboration des gens des diverses communautés et ils ont bien répondu à l’appel.»

À titre d’obstacles rencontrés, il fait mention des conditions météorologiques qui ont occasionné un retard de deux jours pour le départ de l’équipe à Blanc-Sablon. «On avait prévu ça à notre horaire. De manière générale, la météo a été clémente à notre endroit, soutient-il. Les moyens de communication mis à notre disposition et l’entretien des motoneiges sur le terrain ont été des défis de taille. On n’en retire que du positif de cet exercice», affirme-t-il.