Affaissement dans Sainte-Famille : des terrains finalement vendus sans garantie

Affaissement dans Sainte-Famille : des terrains finalement vendus sans garantie

La Ville de Sept-Îles a revendu «à rabais», mais sans garantie, des résidences de la rue Joséphat-Méthot. Il s’agit de deux duplex dont les anciens propriétaires se disaient inquiets suite au mouvement de leur terrain.

Il a été question du dossier de l’affaissement des terrains dans Sainte-Famille, lors de la dernière séance publique du conseil municipal.

«Ça fait suite à des préjudices aux terrains qu’on considère assez majeurs. Quand un bâtiment s’affaisse de façon égale, on n’intervient pas, puisqu’il n’y a pas de dommages structuraux», explique le directeur général de la municipalité, Patrick Gwilliam.

Situés au 84, 86, 88 et 90 Joséphat-Méthot, les terrains en questions avaient suffisamment bougé pour que la Ville envisage de les déménager, ou encore d’installer des pieux dans les fondations.

«C’était les deux choix qui s’offraient et les deux étaient autant dispendieux. On a plutôt décidé de racheter les maisons, à la valeur du marché de l’époque, avec l’idée de les revendre à rabais», mentionne Réjean Porlier.

Les deux duplex ont été revendus entre 107 000 $ et 150 000 $. Les transactions sont sous forme de contrats de gré à gré. Elles sont toutefois sans garantie.

«C’est acheté tel que c’est vu. Si jamais ça bougeait, on n’est plus responsables», indique le maire.

Le directeur général de la Ville a fait valoir que c’était «la décision la plus économique pour la municipalité», précisant que les résidences ont été revendues à au moins 50% de la valeur initiale. Les nouveaux propriétaires sont bien informés de la situation. Chaque rapport et étude disponible leur ont été fourni.

Investissements imprévus

Par ailleurs, la Ville a récemment appris qu’elle était propriétaire du pont de la rivière Hall.

«Le ministère des Transports nous a signifié que l’on avait des travaux importants à faire sur ce dernier. On était convaincu qu’il était plutôt sous leur responsabilité», explique M. Porlier, ajoutant que la structure avait été cédée à la municipalité il y a plusieurs années par le ministère.

Situé sur l’ancienne route 138, le pont devra être complètement refait.

«Il est devenu dangereux. On va tenter de se qualifier dans le programme d’aide financière pour les sentiers de véhicules hors route. Une fois que le pont sera remis à neuf, on le donnera au Club Ook-Pik et au Club Quad Les Nord-Côtiers», indique Patrick Gwilliam.