12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes

12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes

Sur la photo sont réunis plusieurs membres du comité qui effectuera diverses interventions dans la communauté pour sensibiliser la population à l’égard de la violence envers les femmes.

Crédit photo : Le Nord-Côtier

Plusieurs organismes œuvrant en matière de condition féminine ont uni leur voix pour mener différentes actions, d’ici le 6 décembre, afin de sensibiliser la population à l’égard de la violence envers les femmes.

Le point culminant de toutes ces interventions dans la communauté sera un 5 à 8 au Musée Shaputuan pour commémorer la tragédie de Polytechnique. L’événement sera accessible à tous.

Le comité des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence est composé de représentants d’À la Source Sept-Îles, Pointe du jour*Calacs Sept-Îles, Maison des femmes de Sept-Îles, Centre Femmes aux 4 vents, l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (l’AREQ), Uauishitun santé et services sociaux et la Maison Tipinuaikan.

De manière unanime, les membres de ce comité s’entendent pour dire que la vague de dénonciation d’agressions à caractère sexuel survenue cet automne démontre qu’il est toujours aussi pertinent d’en parler en 2017. «C’est un très bon signe. Ça veut dire que l’on n’accepte plus ce type de comportements. La notion d’égalité homme femme est loin d’être acquise. Il faut continuer d’en parler de génération en génération. La violence conjugale se vit aussi chez les jeunes», affirme Jinny Bernier, de la Maison des Femmes de Sept-Îles.

Le thème choisi pour cette campagne de sensibilisation est la violence systémique, afin d’illustrer que les violences ne sont pas uniquement physiques. «Les femmes finissent parfois par se voir comme des produits. Il faut laisser les enfants être des enfants et les femmes être des femmes. Ces stéréotypes sexuels sont forts. Une fille qui dit non se fait souvent remarquer négativement, renchérit-elle. Combien de non faut-il avant d’être entendu?»

Un double standard

Même si les Québécois sont de plus en plus sensibilisés en la matière, il n’en demeure pas moins que des actes de violences à l’égard des femmes s’y déroulent encore aujourd’hui. «Heureusement, ça tend à changer. Les hommes sont de plus en plus nombreux à s’afficher féministe et à se prononcer contre la culture du viol qui persiste. Nous sommes très heureuses de pouvoir compter sur leur soutien. Leur présence à nos côtés est primordiale», déclare une agente en condition féminine du Centre Femmes aux 4 vents, Pamela Tanguay.

En plus de proclamer l’ouverture de ces 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes au conseil municipal de Sept-Îles, le 27 novembre, les membres du comité tiendront des kiosques d’information à divers endroits. Ils en profiteront pour distribuer des rubans blancs que les gens sont invités à porter en guise d’appui à cette cause.

Lors de l’activité de clôture au Musée Shaputuan, ils dévoileront un arbre de l’espoir qui met de l’avant des moyens concrets pour enrayer cette problématique sociale.

Une chaîne de solidarité

À tout cela s’ajoute aussi la poursuite d’une chaîne de solidarité initiée par le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS). Les gens sont invités à accrocher une chaîne de trombone à leurs vêtements, pour souligner leur engagement contre la violence sexuelle.

Ils s’engagent ainsi à croire les victimes et à adopter une attitude aidante, à exprimer clairement leur désaccord lorsqu’ils sont témoins de gestes déplacés, à appuyer les luttes menées dans la région et à revendiquer l’éducation à la sexualité comme un moyen essentiel de prévention.